Dis-leur que le ciel les entend Dis-leur que la chance les attend Pour qu'ils rêvent encore Dis-leur qu'ils ont rien fait au temps Dis-le aux petits comme aux grands Pour qu'ils rêvent plus fort Si tu descends Dis-leur qu'on est pas encore prêt Et qu'on pense à ça sans arrêt Et que si on revient, ce sera pas la main ou la terre vide Dis-leur que l'hiver nous apprend Qu'il a raison de nous d'temps en temps Qu'on ne tiendra p'être plus longtemps
Dis-leur qu'on arrive Dis-leur que tant d'autres nous suivent Dis-leur qu'on n'est plus qu'à quelques pas Qu'on est par milliers avec ou sans papiers Des marchands de rêves, des marchands de rêves
Dis-leur qu'ils ont droit au bonheur Et qu'un jour ce sera eux les meilleurs Pour qu'ils restent dignes Dis-leur que demain est à eux Qu'ils fassent à la misère leurs adieux En dépit des signes Si tu descends Salue le courage de nos femmes Salue la grandeur de leurs âmes Et tu diras à nos mères qu'on arrive chasser leurs chagrins Tu diras à nos pères qu'on attend Qu'ils montrent enfin le grand drapeau blanc Ce qu'ils auraient dû faire depuis longtemps
(Refrain) Dis-leur qu'on arrive Dis-leur que tant d'autres nous suivent Dis-leur qu'on n'est plus qu'à quelques pas Qu'on est par milliers avec ou sans papiers Les marchands de rêves
Si nous avons quitté, c'est pour revenir gagnants Si nous avons quitté, c'est pour revenir plus grands Dis-leur que l'hiver nous apprend Qu'à force de vivre, on comprend Qu'on ne tiendra p'être plus longtemps
フランス人歌手、Francis Cabrel(フランシス・カブレル)。 1953年生まれのシンガーソングライター。フランスのAquitaine(アキテーヌ)地方の、Agent(アジャン)出身で、彼の家族はイタリアの出身だそうです。一度この村に遊びに行ったことがあります。一言、なんにもないところでした。。プルーンが有名みたいで、数少ないお店プルーンだらけ。便秘の友達にお土産を買ったのを覚えてます。ハハ。
La Corridaは、語りっぽいせつない感じがたまりません。初めて聴いた時は夏の終わり頃。夕方真っ青な空がオレンジ、赤が混じり日が暮れていく時間。馬鹿みたいに何回も聴きました。あとから歌詞を見てびっくり。
えっ。。。。彼って、牛だったんだ。。。。。
最後のスペイン語のヴェンガ ヴェンガ ヴェンガアア
乾いたアンダルシア情景が浮かんできます。(行ったことないのに!)そして 闘牛反対!!!
La Corridaの動画。あんまり好きではないけどこの曲と 《 Je t'aimais, je t'aime, je t'aimerai 》 胸にぐぐぐぐっときます。
( 日本語訳はセンスないんで直訳ぎみです。。 気になったらアドバイスお願いします。。。)
La Corrida
Depuis le temps que je patiente dans cette chambre noire J'entends qu'on s'amuse et qu'on chante Au bout du couloir; Quelqu'un a touché le verrou Et j'ai plongé vers le grand jour J'ai vu les fanfares, les barrières Et les gens autour
Dans les premiers moments j'ai cru Qu'il fallait seulement se défendre Mais cette place est sans issue Je commence à comprendre
Ils ont refermé derrière moi Ils ont eu peur que je recule Je vais bien finir par l'avoir Cette danseuse ridicule…
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Andalousie je me souviens Les prairies bordées de cactus Je ne vais pas trembler devant Ce pantin, ce minus !
Je vais l'attraper, lui et son chapeau Les faire tourner comme un soleil Ce soir la femme du torero Dormira sur ses deux oreilles
Est-ce que ce monde est sérieux ?
J'en ai poursuivi des fantômes Presque touché leurs ballerines Ils ont frappé fort dans mon cou Pour que je m'incline
Ils sortent d'où ces acrobates Avec leurs costumes de papier ? J'ai jamais appris à me battre Contre des poupées
Sentir le sable sous ma tête C'est fou comme ça peut faire du bien J'ai prié pour que tout s'arrête Andalousie je me souviens
Je les entends rire comme je râle Je les vois danser comme je succombe Je ne pensais pas qu'on puisse autant S'amuser autour d'une tombe
Est-ce que ce monde est sérieux ? Est-ce que ce monde est sérieux ?…
Si, si hombre hombre Baila, baila Hay que bailar de nuevo Y mataremos otros Otras vidas, otros toros Y mataremos otros Venga, venga Venga, venga a bailar…
Mon enfant nue sur les galets Le vent dans tes cheveux défaits Comme un printemps sur mon trajet Un diamant tombé d'un coffret Seule la lumière pourrait Défaire nos repères secrets Où mes doigts pris sur tes poignets Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai Et quoique tu fasses L'amour est partout où tu regardes Dans les moindres recoins de l'espace Dans le moindre rêve où tu t'attardes L'amour comme s'il en pleuvait Nu sur les galets
Le ciel prétend qu'il te connaît Il est si beau c'est sûrement vrai Lui qui ne s'approche jamais Je l'ai vu pris dans tes filets Le monde a tellement de regrets Tellement de choses qu'on promet Une seule pour laquelle je suis fait Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai Et quoique tu fasses L'amour est partout où tu regardes Dans les moindres recoins de l'espace Dans le moindre rêve où tu t'attardes L'amour comme s'il en pleuvait Nu sur les galets
On s'envolera du même quai Les yeux dans les mêmes reflets Pour cette vie et celle d'après Tu seras mon unique projet Je m'en irai poser tes portraits À tous les plafonds de tous les palais Sur tous les murs que je trouverai Et juste en dessous, j'écrirai Que seule la lumière pourrait... Et mes doigts pris sur tes poignets Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai
C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.